TEZEA – L’entreprise à but d’emploi
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Sur le démarrage de l’entreprise

TEZEA existe depuis le 20 octobre 2016. Et son activité réelle commencera début janvier 2017. Les recrutements vont se faire progressivement, de telle sorte qu’environ 85 personnes seront employées début juillet 2017.

Le rythme d’embauche et les personnes d’abord concernées sont déterminées en fonction des premiers besoins : d’abord, les fonctions administratives et support de l’entreprise, et tout de suite après, les salariés pour les premières activités proposées aux clients.

De nombreux futurs salariés s’impliquent dans la préparation des éléments nécessaires au démarrage de ces activités, prévu premier trimestre 2017. Et le travail continue avec eux au sein de 5 groupes de travail dans les domaines demandant le plus de préparation : fonctions support, espaces verts, bâtiment, transport et logistique, activités complémentaires à la recyclerie.

En parallèle, la future direction de TEZEA travaille sur les relations avec l’administration, les assurances, mutuelles, les aspects juridiques et le financement de l’ensemble. L’installation physique dans les locaux définitifs prendra encore un peu de temps, mais des solutions provisoires avancent et du mobilier a été trouvé et installé dans l’ancienne école de Pipriac qui accueillera l’essentiel des fonctions support.

Enfin, tous les futurs salariés recevront bientôt différentes formations à la MFR de Guipry-Messac, grâce au financement de la Région Bretagne, de l’AGEFIPH et du PAE.

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Sur l’Entreprise à But d’Emploi (EBE)

Cette entreprise, qui sera créée pour embaucher les personnes privées d’emploi depuis au moins un an, aura les mêmes obligations de rigueur de gestion et de qualité que n’importe quelle entreprise.

Mais elle sera en même temps très particulière :

  • elle devra embaucher sans sélection toutes les personnes qui lui sont présentées (en contrepartie de quoi elle touchera un montant correspondant au coût du chômage de longue durée) ;
  • à chaque embauche, il lui faudra – autant que possible – trouver un emploi adapté aux souhaits, aux capacités et aux savoir-faire de la personne recrutée : elle devra donc rechercher ses activités en fonction des personnes embauchées;
  • elle devra développer une grande diversité d’activités pour répondre à la diversité des personnes recrutées ;
  • il lui faudra accepter de laisser partir ses salariés dès qu’ils auront des opportunités d’emploi dans une autre entreprise ;
  • elle devra réaliser une très grande partie de son activité sur les communes de Pipriac et Saint-Ganton.

Réaliser l’ensemble de ces conditions sera un défi ! Mais il est possible de le relever, comme le montre de nombreuses entreprises dont le seul objectif est de créer le maximum d’emplois pour ceux qui en sont privés : structures d’insertion par l’activité économique, entreprises adaptées…

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Sur la loi d’expérimentation

Afin de mettre en œuvre l’expérimentation «Territoire zéro chômeur de longue durée», il fallait une loi pour récupérer le coût du chômage de longue durée et financer les emplois.

Alors qu’il n’était pas sûr d’obtenir cette loi, le Point Accueil Emploi a fait le pari de se lancer sur Pipriac et Saint-Ganton en 2014. L’équipe projet a commencé par rencontrer les personnes en recherche d’emploi et les acteurs du territoire pour les informer et leur proposer de s’impliquer. Beaucoup se sont engagés malgré l’incertitude, le territoire s’est mobilisé, jusqu’à se déplacer à Paris à l’Assemblée nationale.

Cela a permis d’apporter des éléments concrets à la réflexion politique sur l’opportunité de la loi, et de contribuer à sa promulgation le 29 février 2016, après un vote à l’unanimité à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Au final, la loi repose principalement sur 3 points :

  • « Un Fonds d’expérimentation territoriale contre le chômage de longue durée ». Il passera convention avec l’Entreprise à But d’Emploi (EBE) et lui versera le coût du chômage de longue durée pour chaque personne recrutée.
  • « Un comité local », garant que le projet est mis en œuvre sur le territoire en respectant les principes de base de l’expérimentation, en particulier le fait de ne pas faire de concurrence déloyale aux entreprises locales et de proposer un emploi à chaque chômeur de longue durée (il existe aujourd’hui un comité de pilotage du projet qui deviendra ce comité local).
  • 10 territoires au maximum habilités pour la première vague d’expérimentation de 5 ans. Notre territoire étant le plus avancé, nous devrions sans difficulté en faire partie…

 

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